Peinture fraîche Version imprimable

Un brin de muguet?
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Rentrée littéraire au Laïtou Version imprimable

 C'est partout la rentrée. Et pourquoi pas littéraire pour moi?
Nous serons quelques un(e)s à passer la soirée dans ce fameux café branché Le Laïtou à Mont-Saint-Jean, devant un merveilleux public assoiffé de culture et de découverte.
Plus simplement, venez donc nous voir là-bas, boire un verre et bavarder autour de quelques auteurs du coin, dont moi.
C'est le vendredi 30 en soirée.
Merci d'y faire un tour.

Pourquoi j'écris. Version imprimable

J’écris pour l’hiver, pour ce moment où les provisions de l’été viennent à manquer, pour ce moment où l’on se recroqueville autour de l’âtre qui s’éteint peu à peu.
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La jeune femme au chignon. Version imprimable

     Tous les jours, je la voyais passer en voiture. Un petit chignon perché sur le dessus de la tête et d'où pendait une petite cascade de cheveux blonds qui dansait au gré des soubresauts de la rue. Elle semblait sourire au volant, comme mue par une invincible joie de vivre. Elle venait des faubourgs et, au carrefour, tournait sur sa droite. Moi, sur le trottoir en face, je ne voyais jamais d'elle que son profil gauche. Elle conduisait une grosse voiture genre 4x4 de ville comme on dit et paraissait petite, un peu disproportionnée en tout cas. Quand elle passait vitre baissée, je pouvais entendre quelques notes d'une musique nostalgique, mais à chaque fois différente. Allait-elle finir par me remarquer tant la coïncidence de ces furtifs croisements se répétait? Je ne sais, car bien que toujours souriante, elle ne quittait jamais des yeux la portion de rue qui se trouvait devant elle.
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Il se peut que l'arbre penche Version imprimable

 Il se peut que l’arbre se penche
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Sous vide Version imprimable

Depuis trop longtemps, je marche dans un chemin creux.
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Le voyageur. Fin. Version imprimable

Plus les années passaient, plus Armand se refermait sur lui-même et dans sa douleur de ne pas pouvoir jouir de sa jeunesse. Les filles? Il n'osait même pas y penser. Puis ce fut le drame. Le drame de trop. Dix ans jour pour jour après l'armistice. Hébété et ne sachant comment intervenir, il vit brûler ses parents dans l'incendie de leur grange. Alors il se mura dans un profond mutisme. Ses voisins essayèrent bien de l'aider au début, mais si on insistait trop, il devenait méchant. On le laissa donc à sa souffrance. Très vite, le domaine retourna à la friche. Il vendit les quelques bêtes qui n'avaient pas péri dans l'incendie. Il ne garda que cinq ou six poules. Il se nourrissait de champignons, d'herbes sauvages et du fruit de ses braconnages. Bref, il ne vivait de rien. La seule personne qu'il acceptait encore de voir, c'était le facteur qui lui apportait tous les mois son pécule.
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Le voyageur. Première partie. Version imprimable

Armand, qu’il s’appelait. La guerre ne l’avait pas épargné.
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