Les ombres bleues du soir.
03 Mai 2026
Les ombres bleues du soir étendent leur manteau
Sur des tapis de fleurs, de mousse et de rosée
Pendant que tout là-haut sous son grand chapiteau
Le cirque des étoiles anime la soirée.
Sur des tapis de fleurs, de mousse et de rosée
Pendant que tout là-haut sous son grand chapiteau
Le cirque des étoiles anime la soirée.
Le banc de pierre.
19 Avr. 2026
Au fond de ma cour, il y a un banc. Oh, un pauvre banc, ou un banc de pauvre; comme on voudra. Voyez: une large dalle de granit solidement posée sur un assemblage de quelques autres pierres, plus petites, inégales, mais qui compensent la légère déclivité du terrain. Malgré l'aspect disparate de l'ensemble, le résultat est tout à fait convenable: stabilité, horizontalité. Bref, les anciens savaient faire.
C'est mon poste d'observation préféré. Sous un sorbier en guise de parasol dont le frêle feuillage frémit au moindre souffle, la lumière est filtrée, tamisée. Elle vibre, elle tressaille, elle frissonne: elle vit.
Je viens souvent m'y asseoir pour lire ou écrire après avoir installé une tablette en bois qui me sert de pupitre ou de lutrin selon l'envie du moment. Mais plus souvent encore pour ne rien faire, juste écouter, car derrière moi, un muret de pierres sèches et c'est un immense pré où paissent des brebis. Dans la haie qui en fait le tour, un foule d'oiseaux s'appellent et se répondent. A la belle saison, les nichées sont nombreuses, les va-et-vient des adultes, incessants. Tous ces cris, ces chants, ces gazouillis se mêlent au bourdonnement des insectes, aux stridulations des grillons et composent une véritable symphonie.
C'est mon poste d'observation préféré. Sous un sorbier en guise de parasol dont le frêle feuillage frémit au moindre souffle, la lumière est filtrée, tamisée. Elle vibre, elle tressaille, elle frissonne: elle vit.
Je viens souvent m'y asseoir pour lire ou écrire après avoir installé une tablette en bois qui me sert de pupitre ou de lutrin selon l'envie du moment. Mais plus souvent encore pour ne rien faire, juste écouter, car derrière moi, un muret de pierres sèches et c'est un immense pré où paissent des brebis. Dans la haie qui en fait le tour, un foule d'oiseaux s'appellent et se répondent. A la belle saison, les nichées sont nombreuses, les va-et-vient des adultes, incessants. Tous ces cris, ces chants, ces gazouillis se mêlent au bourdonnement des insectes, aux stridulations des grillons et composent une véritable symphonie.
Le vent est mon ami
13 Avr. 2026
Le vent est mon ami: il disperse les pensées.
L'esprit libre, je rejoins les nuages et je vogue sur la mer calme.
L'esprit libre, je rejoins les nuages et je vogue sur la mer calme.
Nuit d'été
11 Mars 2026
Etendu dans l'herbe, sur le dos, mains sous la tête, je flaire, j'écoute, comme une bête. C'est l'été. La nuit, pure, sans lune, a la clarté des ses étoiles. Des grillons chantent et répondent aux étoiles qui scintillent.. Ils ne stridulent pas, ils vibrent, comme elles, avec elles.
Emporté par l'odeur du foin fraîchement fauché, je me noie dans ce silence habité, qui sent l'amande amère et l'éternité.
Emporté par l'odeur du foin fraîchement fauché, je me noie dans ce silence habité, qui sent l'amande amère et l'éternité.
Printemps des poêtes 2026: "La liberté. Force vive, déployée."
10 Déc. 2025
On déploie un filet
pour capturer des poissons.
On déploie la liberté
pour...
à vous de remplir la case vide:
vous êtes libres.
pour capturer des poissons.
On déploie la liberté
pour...
à vous de remplir la case vide:
vous êtes libres.
les mots.
08 Déc. 2025
Les mots.
Troupeaux dociles, hordes sauvages, isolés, parfois même cachés et reclus, enfouis. A l'écart, on voit ça chez les bêtes, quand elles sont malades, ou trop vieilles.
Il ne suffit pas de les appeler pour que les mots viennent. Il faut être patient, très patient parfois, les apprivoiser.
Certains arrivent pourtant d'eux-mêmes tandis que d'autres, rebèles, doivent être accueillis avec grande douceur.
Il y a un temps de maturation, d'incubation, avant de les voir éclore à la surface de la pensée.
Il faut alors les saisir comme on reçoit des amis, à bras ouverts, et si certains font mal, ils ne sont pas là pour rien, ils ne font pas mal pour rien.
C'est peut-être ceux-là qui ouvrent les portes.
Troupeaux dociles, hordes sauvages, isolés, parfois même cachés et reclus, enfouis. A l'écart, on voit ça chez les bêtes, quand elles sont malades, ou trop vieilles.
Il ne suffit pas de les appeler pour que les mots viennent. Il faut être patient, très patient parfois, les apprivoiser.
Certains arrivent pourtant d'eux-mêmes tandis que d'autres, rebèles, doivent être accueillis avec grande douceur.
Il y a un temps de maturation, d'incubation, avant de les voir éclore à la surface de la pensée.
Il faut alors les saisir comme on reçoit des amis, à bras ouverts, et si certains font mal, ils ne sont pas là pour rien, ils ne font pas mal pour rien.
C'est peut-être ceux-là qui ouvrent les portes.
Considérations sur le poids des choses.
04 Sep. 2025
Lorsqu'il tombe 1mm d'eau, ça représente 1l/m², ou 1kg.
Lors du dernier orage, qui était somme toute modeste, j'ai relevé 12mm dans le pluviomètre de mon jardin: un arrosoir par mètre carré; 400 sur l'ensemble ou 4,8 tonnes! Et encore, rien que sur mon jardin. Je me suis donc dit: ces 4,8 tonnes étaient suspendues dans les nuages avant de se déverser. C'est dire qu'un nuage, ce n'est pas rien. il y en a de toutes sortes, de toutes tailles, menaçants et implacables ou paraissant si légers, si mobiles dans un beau ciel d'été, laiteux et tout étirés, pommelés, joufflus. Bref, les nuages font rêver: tant de poètes les ont rendus si vivants.
Alors je me demande: qu'en est-il du poids des ans?
Les jours passent, semblables les uns aux autres; ou très différents, c'est selon.
Par saccades, par périodes.
Parfois, c'est: tiens, un cheveu blanc! Était-il déjà là hier que je ne j'aie pas vu? Pas grave, c'est le premier...
Une blessure affective ou physique: une cicatrice, une ride.
Le geste se fait plus lent.
Comme les nuages, la vie fait son oeuvre, lourde, légère, menaçante, lumineuse.
Des pages se tournent.
Nombreuses.
Ainsi, le poids des ans arrive sur la pointe des pieds, léger comme un nuage, lourd comme un orage
Lors du dernier orage, qui était somme toute modeste, j'ai relevé 12mm dans le pluviomètre de mon jardin: un arrosoir par mètre carré; 400 sur l'ensemble ou 4,8 tonnes! Et encore, rien que sur mon jardin. Je me suis donc dit: ces 4,8 tonnes étaient suspendues dans les nuages avant de se déverser. C'est dire qu'un nuage, ce n'est pas rien. il y en a de toutes sortes, de toutes tailles, menaçants et implacables ou paraissant si légers, si mobiles dans un beau ciel d'été, laiteux et tout étirés, pommelés, joufflus. Bref, les nuages font rêver: tant de poètes les ont rendus si vivants.
Alors je me demande: qu'en est-il du poids des ans?
Les jours passent, semblables les uns aux autres; ou très différents, c'est selon.
Par saccades, par périodes.
Parfois, c'est: tiens, un cheveu blanc! Était-il déjà là hier que je ne j'aie pas vu? Pas grave, c'est le premier...
Une blessure affective ou physique: une cicatrice, une ride.
Le geste se fait plus lent.
Comme les nuages, la vie fait son oeuvre, lourde, légère, menaçante, lumineuse.
Des pages se tournent.
Nombreuses.
Ainsi, le poids des ans arrive sur la pointe des pieds, léger comme un nuage, lourd comme un orage