Le banc de pierre.
Au fond de ma cour, il y a un banc. Oh, un pauvre banc, ou un banc de pauvre; comme on voudra. Voyez: une large dalle de granit solidement posée sur un assemblage de quelques autres pierres, plus petites, inégales, mais qui compensent la légère déclivité du terrain. Malgré l'aspect disparate de l'ensemble, le résultat est tout à fait convenable: stabilité, horizontalité. Bref, les anciens savaient faire.
C'est mon poste d'observation préféré. Sous un sorbier en guise de parasol dont le frêle feuillage frémit au moindre souffle, la lumière est filtrée, tamisée. Elle vibre, elle tressaille, elle frissonne: elle vit.
Je viens souvent m'y asseoir pour lire ou écrire après avoir installé une tablette en bois qui me sert de pupitre ou de lutrin selon l'envie du moment. Mais plus souvent encore pour ne rien faire, juste écouter, car derrière moi, un muret de pierres sèches et c'est un immense pré où paissent des brebis. Dans la haie qui en fait le tour, un foule d'oiseaux s'appellent et se répondent. A la belle saison, les nichées sont nombreuses, les va-et-vient des adultes, incessants. Tous ces cris, ces chants, ces gazouillis se mêlent au bourdonnement des insectes, aux stridulations des grillons et composent une véritable symphonie.
C'est mon poste d'observation préféré. Sous un sorbier en guise de parasol dont le frêle feuillage frémit au moindre souffle, la lumière est filtrée, tamisée. Elle vibre, elle tressaille, elle frissonne: elle vit.
Je viens souvent m'y asseoir pour lire ou écrire après avoir installé une tablette en bois qui me sert de pupitre ou de lutrin selon l'envie du moment. Mais plus souvent encore pour ne rien faire, juste écouter, car derrière moi, un muret de pierres sèches et c'est un immense pré où paissent des brebis. Dans la haie qui en fait le tour, un foule d'oiseaux s'appellent et se répondent. A la belle saison, les nichées sont nombreuses, les va-et-vient des adultes, incessants. Tous ces cris, ces chants, ces gazouillis se mêlent au bourdonnement des insectes, aux stridulations des grillons et composent une véritable symphonie.
| Imprimer | Commenter | Articlé publié par François Boussereau le 19 Avr. 26 |