Étendu dans l’herbe, sur le dos, mains sous la tête, je flaire, j’écoute, comme une bête. C’est l’été. La nuit, pure, sans lune, a la clarté des étoiles.
     Les grillons stridulent et répondent aux étoiles qui scintillent. Ils ne stridulent pas, ils vibrent, comme elles, avec elles.
     Emporté par l’odeur du foin fraîchement fauché, je me noie dans ce silence habité, qui sent l’amande amère et l’éternité.